Régions et pays d'Outre-Mer : quelques indicateurs

   Superficie  Population totale  Taux de chômage  Nombre de résidences principales  Nombre de logements locatifs sociaux
Guadeloupe 1 628 km2 405 700  27 % 170 000 34 000 
Martinique 1 128 km2 386 500 25 % 165 000 29 000
Guyane 83 846 km2 250 100 26 % 59 000 12 000 
Réunion 2 520 km2 841 000 30 % 235 000  60 000 
Polynésie Française 4 167 km2 269 000 18 % 56 000 2 700 
Nouvelle-Calédonie 18 756 km2 260 000 18 %  58 000  214 700
Mayotte 375 km2 214 700 29 % 38 000 (estimation) 2 000
Saint-Pierre et Miquelon 242 km2 7 013 12 % 2 415  200 (estimation)
Total   2 634 013   783 415 151 900

Sources : INSEE, Ministère des Outre-mer, Union sociale pour l'habitat (années 2009/2013).

L'actualité de la politique sociale du logement reste marquée ces dernières années par une baisse significative de la construction, un net recul de la production de logements sociaux et la persistance de l'habitat insalubre. Face à des besoins estimés à 100 000 logements, les opérateurs sociaux sont confrontés à de multiples freins. Ces freins sont liés à la fois aux conditions et moyens de financement du logement mais aussi à des contraintes en matière d'offre de terrains constructibles et à des prix du logement pas toujours compatibles avec le taux d'effort des ménages modestes.

Éléments de contexte Outre-Mer

1. Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane, Polynésie Française et Nouvelle-Calédonie, Mayotte : des Régions et des Pays d'Outre-mer en développement. Ces territoires représentent au total plus de 2,2 millions d'habitants avec :

Réunion 841 000 habitants
Martinique 386 500 habitants
Guadeloupe 405 700 habitants
Guyane 250 100 habitants
Polynésie française 269 000 habitants
Nouvelle-Calédonie 260 000 habitants
Mayotte 214 700 habitants

(Au 1/01/2013) - Le P.I.B moyen par habitant en outre-mer en 2012 s'établit en moyenne à 19.439 euros contre 31.420 euros pour les régions métropolitaine. Ces régions connaissent des taux élevés de chômage : 30 % à la Réunion, 28% aux Antilles.  

2. Importance des aides publiques au titre de la solidarité nationale, soit 274 millions d'euros d'aide à la pierre. 

3. Un habitat en développement face à d'importants besoins liés au rattrapage et à la croissance démographique. Persistance d'un habitat diffus lié à la croissance de l'habitat spontané, la sur occupation, et aggravé ces dernières années par une forte baisse de l'offre. Importance des besoins d'aménagement et d'équipement du territoire : viabilisation foncière, aménagement primaire, assainissement et équipements des terrains,... 

4. L'activité de construction de logements : un rythme élevé face à des besoins encore importants. L'activité du BTP est en bonne partie tirée par les aides publiques au logement social. Ces dernières années l'Etat finance en Outre-mer quelques 8.000 logements locatifs sociaux par an. Le rythme d'accroissement du parc locatif social atteint 3% par an en moyenne. Une réponse spécifique d'insertion par le logement avec l'accession très sociale : le Logement Evolutif Social (L.E.S.) subventionné par l'Etat est aujourd'hui en panne.